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Haïti, la vie des livres

Quand tout tombe, il reste la culture

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    LECTURE A DEUX VOIX | 08 février 2010

    Donner du temps pour soutenir Haïti à travers sa culture.

    Fred Carni et Gérard Arno offrent leurs voix aux textes de Dany Laferrière bénévolement depuis plus de cinq ans maintenant.


    Ils proposent deux lectures de deux romans : Chronique de la dérive douce & L’énigme du retour - Prix Médicis 2009. 


    Les lectures se font chez des particuliers, dans les bibliothèques, les librairies, les cafés… partout où l’on peut écouter les mots sonner.

    Dates et lieux des lectures :

    • Vendredi 26 Février 2010 au Café “Les Mots à La Bouche” - 26000 Valence - 19h30
    • Vendredi 05 Mars 2010 à 20h00 Chez Madame, Thury Bouvet Jacqueline Les Charmes-26400 Chabrillan.
    • Vendredi 19 Mars 2010 au restaurant “Couleurs des Mets” 69100 - Villeurbanne - www.couleursdesmets.net
    • Prochaine lecture: 

      Vendredi 15 Octobre 2010 à 18h 30 

      à la Bibliothèque municipale de 

      Tournon sur Rhône 07300

     

    photo

    Chronique de la dérive douce.

    Maria, Vicky, Julie, Nathalie et d'autres l'aident à passer les heures, les jours et les nuits difficiles. D'autres présences amicales l'entourent avec plus ou moins d'assiduité : une souris, l'Indien, les livres de Borges ou Bukowski, « Guerre et paix » — privilège d'un chômeur qui vient de payer son loyer.Au terme d'un an de dérive douce, Dany Laferrière refuse de céder à la tentation du ressentiment — c'est à moi de m'adapter — mais il tourne la page : je suis allé voir le boss, après le lunch, sur un coup de tête, et je lui ai dit que je quitte à l'instant pour devenir écrivain.

    L'Énigme du retour.

    Cela ressemble à toute une vie condensée qui explose comme un big-bang, libérant le passé et le présent, le rêve et la réalité, le Nord et le Sud, le chaud et le froid, la vie et la mort, l'exil et le retour, ceux qui restent et ceux qui partent, des thèmes qu'on retrouvait dans l'oeuvre de Dany Laferrière, mais qui n'ont jamais été aussi bien assemblés, peut-être parce qu'il y manquait l'angle du père et du fils, qui vient tout éclairer d'une lumière nouvelle. On n'en fait certainement pas le tour en une lecture. Chantal Guy

    Publié par adn.blv à 15:55:54 dans LECTURES | Commentaires (0) |

    Quant tout tombe, il reste la culture. | 08 février 2010

     

    Dany Laferrière

    " Et la culture, c'est la seule chose que Haïti a produite. Ça va rester. 
    Ce n'est pas une catastrophe qui va empêcher Haïti d'avancer sur le chemin de la culture. 
    Et ce qui sauve cette ville, c'est le peuple. C'est lui qui fait la vie dans la rue, qui crée cette vie. 
    Il ne faut pas se laisser submerger par l'événement", a affirmé Dany Laferrière à Chantal Guy.

     

    Publié par adn.blv à 12:05:11 dans NOS RENCONTRES | Commentaires (0) |

    Après le séisme, Haïti a-t-il son mot à dire ? | 08 février 2010

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    Janvier 2010, les nouvelles tombent les unes après les autres : séisme en Haïti.

    Plus de téléphone, plus de radios, plus de télévisions, plus de bâtiment de l’ONU, du gouvernement Haïtien, la liste est incomplète, elle est vraiment noire.

    Ces infos comme des bombes nous explosent dans la tête, nous touchent, nous blessent, libèrent nos bulles de compassion humaine.

    Ah les pauvres, Que va-t-il leur rester ?

    La voix d’un homme qui fait des allers retour entre son pays où son âme est plus enracinée que son corps et là ou vivent ses propres enfants nous dit :

    « Quand tout tombe, il reste la culture. Et la culture, c'est la seule chose qu’Haïti a produite. Ça va rester. »

    Est-ce de la fierté négre, de l’inconscience d’un homme du au choc d’avoir vécu le séisme en direct ?

    Tels des trombes d’eau qui s’abattent sur ce pays meurtrie la vague humanitaire déferle.

    Plus d’avions, plus d’hélicoptères, plus de nourriture, plus d’argent, plus de militaires, plus de sauveurs, plus de journaux télévisés en directe qu’Haïti n’en a jamais connu.

    Les continents entiers sont au chevet de cette partie d’une ile dans la mer des caraïbes.

    Une vague de solidarité humaine déroule son rouleau compresseur pour anéantir la catastrophe.

    Une priorité s’impose il faut sauver ces enfants, ces femmes, ces hommes.

    Il faut nourrir, soigner, protéger, prendre soins des corps vivants et extraire les corps morts écrasés par le séisme.

    Bien sûr, il faut aussi rebâtir les bâtiments, reconstruire des maisons, refaire les routes etc.

    bandeau

    Une fois que la vague humanitaire aura tout emporté sur son passage, aura faire table rase de la vie d’avant le séisme, et installé les bases saines et hygiéniques de la future république Haïtienne, que va-t-il rester de toi Haïti. Va-t-il te rester ta culture?

    Admettons, hypothèses qu’elle va rester. Comment, où, qui va pouvoir t’entretenir, te garder à température ambiante, te mettre à l’abri des inondations, des séismes, des cyclones.

    D‘ores et déjà ils sont là, indestructibles et bien vivants.

    Cela fait quelques siècles que Haïti œuvre, en produit.

    Depuis des décennies ils ont traversé les frontières pris de la valeur.

    Aujourd’hui ils remportent même des prix !

    Aucun séisme ne pourra les faire disparaître les engloutir sous des tonnes de gravats

    Depuis longtemps des hommes, des femmes enracinés corps ou âmes à Haïti cultivent, eux aussi, des mots et des couleurs en maniant la plume et le pinceau à leurs façons.

    Malgré tous les intempéries historiques, géographiques, économiques qui auraient du les anéantir ils sont toujours là, debout, car ils ont leurs mots à dire. 

    Dans leurs livres tu retrouveras l’Haïti d’hier, d’aujourd’hui, de demain. L’histoire des hommes qui résistent au silence faite sur leur culture par l’écrit.


    Fred Carni

    nuit

     

    Publié par adn.blv à 11:10:09 dans HAÏTI, LA VIE DES LIVRES | Commentaires (0) |

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